VMA moyenne femme : tableaux par âge, benchmarks et interprétation

Guide pratique

VMA moyenne femme : tableaux par âge, benchmarks et interprétation

La VMA moyenne d’une femme adulte en bonne santé se situe entre 11 et 14 km/h. Mais cette fourchette cache d’énormes écarts selon l’âge, le niveau d’entraînement, le moment du cycle et la période de vie. On te donne les tableaux détaillés par tranche d’âge, on t’explique l’écart physiologique avec les hommes, et on aborde les facteurs spécifiquement féminins — cycle, grossesse, ménopause — que personne ne prend la peine de détailler.

Coureuse concentrée sur piste d'athlétisme en lumière dorée, observant les marques de VMA au sol

Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace en aucun cas l’avis d’un professionnel de santé. Un test de VMA est un effort maximal : consulte ton médecin avant de te lancer, en particulier si tu as plus de 35 ans, des antécédents cardiaques, si tu es enceinte, en post-partum récent, ou si tu reprends après une longue période d’inactivité.

Tu viens peut-être de faire ton premier test VMA et ton résultat te semble décevant. Ou tu te demandes si tes 12,8 km/h, c’est correct pour une femme de 35 ans qui court trois fois par semaine. Légitime comme question. Le problème, c’est que la plupart des tableaux de VMA qu’on trouve en ligne sont soit calqués sur les valeurs masculines, soit données sans contexte : on te balance « 13 km/h de moyenne » sans préciser l’âge, le niveau, ou le moment du cycle où tu as fait le test.

Ici, tu vas trouver des fourchettes chiffrées par âge et par niveau, les vrais chiffres issus des données fédérales, une lecture honnête de l’écart H/F et — surtout — un décryptage des facteurs spécifiquement féminins qui font varier la VMA (cycle menstruel, contraception, grossesse, post-partum, ménopause). L’objectif n’est pas de te classer « bonne » ou « mauvaise », c’est de te donner un point de repère solide pour piloter ton entraînement sans te comparer à un tableau qui n’a pas été pensé pour toi.

VMA moyenne femme, c’est quoi exactement ?

La VMA (Vitesse Maximale Aérobie) est la plus petite vitesse à laquelle ton organisme atteint sa consommation maximale d’oxygène, la VO2max — si tu veux creuser le lien entre les deux, notre article sur augmenter sa VO2max détaille les mécanismes. En clair : c’est la vitesse seuil à partir de laquelle tu passes en surrégime, où tes muscles ne reçoivent plus assez d’oxygène. Elle s’exprime en kilomètres par heure (km/h).

La définition scientifique de référence vient de Véronique Billat (1998) — une chercheuse française, soit dit en passant, qui a bossé des décennies sur la physiologie du coureur. La VMA, c’est la vitesse minimale à laquelle la VO2max est atteinte. Pour toi coureuse, ce qu’il faut retenir tient en une ligne : ta VMA fixe le plafond de tes allures. Toutes les autres allures (endurance, seuil, fractionné) se calculent en pourcentage d’elle. Si tu veux creuser la définition et l’histoire du concept, notre guide sur la définition de la VMA détaille tout ça.

Femme réalisant un test VMA chronomètre à la main sur piste
Un test VMA demande d’aller jusqu’à l’essoufflement maximal. Pas de demi-mesure possible.

Pourquoi la moyenne varie autant d’une femme à l’autre

Deux femmes du même âge peuvent avoir 4 à 5 km/h d’écart de VMA. C’est énorme — à peu près 25 minutes de différence sur un marathon (notre tableau chrono marathon → VMA détaille cet impact par objectif). Les cinq leviers qui expliquent ça :

  • La génétique — fibres rapides, volume cardiaque, capillarisation musculaire : environ 50 % de ta VMA est « câblée » dès la naissance.
  • L’entraînement cumulé — les années de pratique régulière font gagner 2 à 3 km/h sur une carrière amateur.
  • L’âge — la VMA décline d’environ 5 à 10 % par décennie après 35 ans si tu ne t’entraînes pas spécifiquement.
  • Le poids et la composition corporelle — chaque kilo superflu coûte environ 0,15 à 0,2 km/h de VMA.
  • Les facteurs hormonaux spécifiques — cycle, contraception, grossesse, ménopause. Peuvent faire varier ta VMA de 3 à 8 % d’une semaine à l’autre. On en reparle plus bas.

Quelle est la VMA moyenne d’une femme adulte ?

Pour une femme adulte (20-50 ans) en bonne santé, la VMA moyenne se situe entre 11 et 14 km/h. Cette fourchette englobe la grande majorité des coureuses loisir qui courent 2 à 4 fois par semaine. Chez l’homme adulte, la moyenne monte à 13-16 km/h — soit un écart physiologique d’environ 2 km/h qu’on détaille dans une section dédiée plus bas.

Pour affiner cette fourchette, il faut distinguer les niveaux d’engagement. Voici les repères qu’on retrouve dans les clubs, fédérations et études sur coureuses amatrices :

Profil femme adulteVMA moyenneCe que ça dit de toi
Sédentaire / débutante totale8 à 10 km/hTon corps redécouvre l’effort aérobie. Normal et réversible vite.
Coureuse loisir (1-2 sorties/sem.)10 à 12 km/hNiveau « jogging du dimanche » bien installé.
Coureuse amatrice régulière (3 sorties/sem.)12 à 14 km/hLa moyenne haute du monde amateur féminin.
Coureuse amatrice confirmée / club14 à 16 km/hTu joues dans la cour des sérieuses.
Compétitrice / semi-élite16 à 18 km/hTu fais partie des 5 % meilleures coureuses amatrices.
Coureuse élite / professionnelle18 à 22+ km/hNiveau international. Quelques dizaines en France.

Les marathoniennes de niveau international tournent entre 20 et 22 km/h de VMA. Tigist Assefa, recordwoman du monde du marathon, serait autour de 22 km/h. Pour te situer : une VMA de 14 km/h, c’est déjà supérieur à 75 % des coureuses amatrices françaises.

Coureuses amatrices en sortie groupée sur chemin forestier au petit matin
La majorité des coureuses amatrices françaises évoluent entre 11 et 14 km/h.

Tableaux de VMA moyenne femme par âge

La VMA féminine suit une courbe assez proche de celle des hommes, mais avec deux nuances importantes : le pic arrive un peu plus tôt (17-20 ans), et le déclin s’accélère à la ménopause (autour de 50-55 ans). Le rythme du déclin dépend massivement de l’entraînement que tu maintiens — une coureuse de 55 ans active peut conserver la VMA d’une sédentaire de 30 ans.

Adolescentes et jeunes adultes (13 à 20 ans)

Période de progression rapide jusqu’à la puberté, puis plateau plus marqué qu’en version masculine. Les valeurs ci-dessous viennent des barèmes EPS et des données fédérales de jeunes coureuses licenciées.

ÂgeVMA moyenne (sédentaire)VMA moyenne (sportive)VMA excellente
13 ans10-11 km/h12-13,5 km/h≥ 14,5 km/h
14 ans10-11,5 km/h12-14 km/h≥ 15 km/h
15 ans10,5-12 km/h12,5-14,5 km/h≥ 15,5 km/h
16 ans10,5-12 km/h13-15 km/h≥ 16 km/h
17 ans11-12,5 km/h13-15,5 km/h≥ 16,5 km/h
18 ans11-13 km/h13,5-16 km/h≥ 17 km/h
20 ans11,5-13 km/h13,5-16 km/h≥ 17 km/h

Pour le barème ados garçons/filles jusqu’à 18 ans, tu peux consulter notre tableau VMA complet par âge et sexe qui détaille aussi les ados hommes.

Adultes jeunes (25 à 35 ans)

Plateau physiologique. Ta VMA est quasi stable si tu maintiens au moins une séance qualitative par semaine. Cycle menstruel, pilule ou grossesse peuvent introduire des variations ponctuelles (on y revient).

ÂgeDébutanteAmatrice régulièreConfirmée / clubÉlite
25 ans9,5-11 km/h12,5-14,5 km/h15-17 km/h≥ 18 km/h
28 ans9-10,5 km/h12-14 km/h14,5-16,5 km/h≥ 18 km/h
30 ans9-10,5 km/h12-14 km/h14,5-16,5 km/h≥ 17,5 km/h
32 ans8,5-10 km/h11,5-13,5 km/h14-16 km/h≥ 17 km/h
35 ans8,5-10 km/h11,5-13,5 km/h14-16 km/h≥ 17 km/h

Adultes d’âge moyen (40 à 55 ans)

Le déclin physiologique démarre lentement vers 35-40 ans, puis s’accélère à l’arrivée de la ménopause (45-55 ans en moyenne). Une chute hormonale brutale d’œstrogènes peut faire perdre 0,5 à 1 km/h en quelques mois chez certaines femmes. Un entraînement régulier atténue fortement ce phénomène.

ÂgeDébutanteAmatrice régulièreConfirméeCompétitrice
40 ans8-9,5 km/h11-13 km/h13,5-15,5 km/h≥ 16,5 km/h
42 ans8-9,5 km/h10,5-12,5 km/h13-15 km/h≥ 16 km/h
45 ans7,5-9 km/h10,5-12,5 km/h13-15 km/h≥ 15,5 km/h
48 ans7,5-9 km/h10-12 km/h12,5-14,5 km/h≥ 15 km/h
50 ans7-8,5 km/h10-12 km/h12,5-14 km/h≥ 14,5 km/h
55 ans6,5-8 km/h9,5-11,5 km/h12-13,5 km/h≥ 14 km/h

Seniors actives (60 ans et +)

Après 60 ans, la VMA décline d’environ 1 % par an chez une femme inactive, contre 0,5 % par an chez une femme qui maintient une séance de fractionné hebdomadaire. L’écart se creuse énormément selon les habitudes.

ÂgeSédentaireActive (marche + course)Coureuse régulièreMaster compétitrice
60 ans6-7,5 km/h8-9,5 km/h10-12 km/h≥ 13 km/h
65 ans5,5-7 km/h7,5-9 km/h9,5-11,5 km/h≥ 12,5 km/h
70 ans5-6,5 km/h7-8,5 km/h9-11 km/h≥ 12 km/h

Bonne nouvelle : la littérature scientifique montre qu’une femme de 65 ans qui commence le fractionné peut encore gagner 8 à 12 % de VMA en six mois. Il n’y a pas d’âge pour progresser.

Le chiffre à retenir

12 à 13 km/h

C’est la VMA d’une femme adulte « moyenne » qui court régulièrement (3 séances/sem., tous âges confondus entre 25 et 45 ans). En dessous, tu as de la marge de progression. Au-dessus, tu es déjà bien installée.

Ta VMA, bonne ou pas ?

Juger sa VMA « bonne » ou « pas bonne » dans l’absolu, c’est comme juger un salaire sans connaître la ville, l’âge, le métier et l’ancienneté. Le chiffre seul ne veut rien dire. Ce qu’il faut regarder, c’est la cohérence avec ton contexte.

Les pièges psychologiques à éviter

Beaucoup de coureuses se fixent des objectifs absurdes parce qu’elles se comparent à :

  • Un copain coureur qui a 2 km/h d’avance naturelle — l’écart physiologique H/F est réel, inutile de te punir pour ça.
  • Une ancienne athlète qui tournait à 18 km/h il y a 20 ans, avant ses 3 grossesses — son chiffre d’époque n’est pas ta référence actuelle.
  • Un compte Instagram de coureuse pro qui poste son fractionné à 18 km/h — elle bosse à plein temps dessus, c’est son métier.
  • Un tableau masculin croisé au détour d’une recherche — 80 % des tableaux VMA en ligne sont calqués sur des valeurs hommes.

Les trois questions qui comptent vraiment

Au lieu du chiffre absolu, regarde plutôt :

  1. 1Est-ce que ma VMA progresse ? — Si tu as gagné 0,5 à 1 km/h en 3 mois, peu importe le chiffre de départ : tu es sur la bonne trajectoire.
  2. 2Est-ce que mes chronos sur route s’améliorent ? — La VMA n’est qu’un repère. Si ton 5 km descend, c’est la vraie victoire, même si le chiffre VMA bouge peu.
  3. 3Est-ce que je tiens ma VMA sur plusieurs minutes ? — Une coureuse qui tient sa VMA 5 à 6 minutes est en meilleure forme qu’une coureuse avec 0,5 km/h de plus mais qui craque à 3 minutes.

Si tu prépares un semi-marathon, traduis ta VMA en chrono cible avec le tableau VMA ↔ chrono semi-marathon. Le % VMA tenable varie entre 82 et 86 % selon l’endurance — la page explique comment choisir le bon ratio sans exploser à mi-parcours.

VMA femme vs homme : d’où vient l’écart de 2 km/h

À âge égal et entraînement équivalent, une femme a en moyenne 10 à 15 % de VMA en moins qu’un homme, soit 1,5 à 2,5 km/h d’écart. Cet écart n’est pas une « infériorité », c’est de la physiologie pure. Trois facteurs objectifs l’expliquent.

-10 %

VO2max plus basse

Cœur plus petit, volume d’éjection moindre, moins de sang transporté par battement. Conséquence directe : moins d’oxygène livré aux muscles à intensité max.

-12 %

Hémoglobine plus faible

Les femmes ont en moyenne 12 % de moins d’hémoglobine (le transporteur d’oxygène dans le sang). Cet écart est hormonal et se creuse pendant les règles.

-30 %

Masse musculaire totale

Moins de masse maigre, plus de masse grasse « essentielle » (pour la fertilité). Résultat : moins de muscle oxydatif à puissance égale.

Ces écarts se réduisent en valeur absolue sur les efforts de longue durée (marathon, ultra-trail) parce que les femmes ont un métabolisme mieux adapté à l’endurance pure (meilleure utilisation des graisses, meilleure résistance à la fatigue centrale). Sur un 100 m, un homme bat une femme de 10 %. Sur un ultra-trail de 24 h, l’écart peut tomber à 2-4 %, voire s’inverser sur certaines courses.

Ces écarts se réduisent en valeur absolue sur les efforts de longue durée (marathon, ultra-trail) parce que les femmes ont un métabolisme mieux adapté à l’endurance pure (meilleure utilisation des graisses, meilleure résistance à la fatigue centrale). Sur un 100 m, un homme bat une femme de 10 %. Sur un ultra-trail de 24 h, l’écart peut tomber à 2-4 %, voire s’inverser sur certaines courses. Côté élite mondiale ultra-trail, la VO2max de Kilian Jornet (88-92 ml/min/kg) domine les repères masculins, mais Courtney Dauwalter, reine du trail féminin, tourne autour de 65-70 — un écart largement compensé sur les distances extrêmes.

La bonne nouvelle : les gains relatifs à l’entraînement sont identiques chez la femme et chez l’homme. Si tu prends 8 % de VMA en 3 mois de fractionné, tu progresses autant qu’un homme qui fait le même plan. Rien ne te « bride » structurellement, c’est la base de départ qui diffère.

Tu peux aller voir les chiffres côté masculin dans notre article VMA moyenne homme par âge pour comparer terme à terme.

Cycle, grossesse, ménopause : l’impact hormonal sur ta VMA

C’est la section que les tableaux standards oublient systématiquement. Pourtant, une même femme peut faire un test VMA à 12,5 km/h un mardi, et 11,5 km/h deux semaines plus tard sans rien faire de différent à l’entraînement. La différence, c’est le contexte hormonal. Voici ce qu’il faut savoir.

Le cycle menstruel (4 phases, 4 impacts différents)

Phase du cycleImpact sur la VMAConseil pratique
Règles (jours 1-5)−3 à −8 %Perte de fer, fatigue. Évite les tests max, garde des footings faciles.
Phase folliculaire (jours 6-14)OptimaleŒstrogènes hauts, glycogène bien stocké. Fenêtre idéale pour tester la VMA et faire du fractionné dur.
Ovulation (~jour 14)Pic de formeCertaines athlètes programment leurs compétitions ici.
Phase lutéale (jours 15-28)−2 à −5 %Progestérone haute, température corporelle augmentée, cardio légèrement plus haut. Séances plus difficiles à tenir.

Conseil : fais ton test VMA en phase folliculaire (entre la fin des règles et l’ovulation). C’est le moment où ton corps est le plus « neutre » physiologiquement.

Contraception hormonale

Les pilules combinées (œstro-progestative) peuvent faire perdre 1 à 3 % de VMA en moyenne, selon les études. La pilule progestative pure et les stérilets hormonaux ont un impact nettement plus faible. Le stérilet cuivre n’a aucun effet direct sur la VMA. Ce n’est pas un drame — mais si tu passes d’une contraception à une autre et constates une baisse inexpliquée de 0,5 km/h, ne cherche pas plus loin.

Grossesse et post-partum

Pendant la grossesse, la VMA baisse progressivement (−10 à −30 % au 3e trimestre) et les tests de VMA ne sont pas recommandés. Après l’accouchement, la récupération varie énormément :

  • 0-3 mois post-partum — rééducation du périnée prioritaire. Aucun test VMA. Marche active uniquement.
  • 3-6 mois post-partum — reprise course progressive. La VMA se situe souvent 15-25 % en dessous du niveau d’avant grossesse.
  • 6-12 mois post-partum — récupération du niveau initial si entraînement régulier. Beaucoup de coureuses retrouvent leur VMA d’avant vers 9-12 mois.
  • 12-24 mois post-partum — surprise : certaines femmes dépassent leur VMA d’avant grossesse, portées par le changement hormonal et un entraînement plus qualitatif.

Ménopause et périménopause

La chute d’œstrogènes à la ménopause (en moyenne 51 ans en France) accélère le déclin naturel. Sans adaptation de l’entraînement, la baisse peut atteindre 0,5 à 1 km/h sur 2-3 ans. Avec du fractionné régulier et du renforcement musculaire (lève des trucs lourds, sérieusement), cette perte peut être divisée par deux. Les études récentes sur les coureuses master montrent que le plus gros ennemi de la VMA à la ménopause, ce n’est pas l’âge, c’est la baisse de volume d’entraînement.

Coureuse master d'environ 50 ans en séance de fractionné sur piste
Le fractionné reste l’outil le plus puissant contre le déclin de VMA à la ménopause.

Comment mesurer ta VMA pour te comparer aux tableaux

Les tableaux ne valent rien si tu ne sais pas où tu te situes toi-même. Pour mesurer ta VMA, plusieurs protocoles existent. Tous demandent un effort maximal — ce n’est pas une sortie le dimanche matin.

Demi-Cooper (6 minutes)

Le plus accessible. Tu cours 6 minutes à vitesse max constante, tu mesures la distance. VMA = distance (en m) × 10 / 1000. Exemple : 1 350 m parcourus → VMA = 13,5 km/h. Idéal pour une première évaluation. On détaille le protocole complet dans notre article test VMA 6 minutes.

VAMEVAL (test par paliers)

Le test le plus précis. Tu cours par paliers de 1 minute sur piste avec accélération progressive (+0,5 km/h toutes les minutes). La VMA correspond au dernier palier terminé. Nécessite un dispositif sonore (bip) et idéalement une piste. Précision : ±0,25 km/h.

Luc Léger navette (20 m)

Version collective, souvent utilisée en EPS et dans les clubs. Aller-retours de 20 m avec bip croissant. Convient bien aux ados et adultes sans accès à une piste. Corrige légèrement à la baisse (−0,5 à −1 km/h) par rapport au VAMEVAL à cause des demi-tours.

Test Cooper (12 minutes)

Plus long, plus exigeant, mais utile si tu vises le demi-marathon. Tu cours 12 minutes à allure max soutenable, VMA = distance/200 + 6,5. Pour une comparaison complète des 5 protocoles, notre guide des tests VMA te donne le détail et le choix selon ton profil.

Pour convertir ton résultat en allures d’entraînement (endurance fondamentale, seuil, fractionné), utilise notre tableau des allures VMA qui donne les pourcentages usuels pour chaque filière.

Ta VMA est sous la moyenne ? Voici quoi faire

D’abord, relativise. Si tu es à 10,5 km/h à 38 ans après 6 mois de course, tu es pile dans la moyenne « débutante régulière ». Le problème, c’est quand tu stagnes ou régresses malgré l’assiduité. Dans ce cas, trois leviers marchent vraiment.

Les trois leviers qui fonctionnent

  1. 1Une séance de fractionné court par semaine — 30/30, 15/15, pyramidal 200-400-600-400-200 m. C’est ce qui déplace le curseur VMA le plus vite. Une seule séance bien faite par semaine suffit pour gagner 0,5 à 1 km/h en 8-10 semaines.
  2. 2Du volume d’endurance fondamentale — 60 à 70 % de ton temps de course en zone 2 (conversation possible). Sans cette base, les séances de VMA ne « prennent » pas. Beaucoup de femmes sous-estiment cette partie.
  3. 3Du renforcement musculaire 1 à 2 fois par semaine — squats, fentes, gainage, hip thrust. Le renfo permet de tenir plus longtemps près de ta VMA sans s’écrouler. Gain typique : +5 à 10 % de temps limite à VMA en 6 semaines.

Notre guide complet améliorer sa VMA détaille les plans par niveau sur 8 semaines, avec séances pas à pas. Et si tu veux attaquer directement par une séance type, notre article séance VMA te donne les 6 formats les plus efficaces avec chronos précis.

Trois erreurs spécifiques aux coureuses

  • Trop courir en zone grise — entre endurance et seuil, « moyennement vite tout le temps ». Tu te fatigues sans faire progresser ta VMA. Remède : sois vraiment lente en endurance, vraiment rapide en fractionné.
  • Éviter le renforcement — encore une sous-représentation féminine. Les muscles ne vont pas « grossir », ils vont porter ta VMA plus haut. C’est objectivement ce qui marche le mieux après 40 ans.
  • Négliger le fer et la ferritine — les femmes coureuses sont en déficit chronique. Une ferritine basse (sous 30 µg/L) peut faire perdre 1 km/h de VMA sans que tu comprennes pourquoi. Bilan sanguin une fois par an.

Questions fréquentes sur la VMA moyenne femme

Quelle est la VMA moyenne d’une femme de 40 ans ?
Pour une femme de 40 ans amatrice régulière (3 séances/sem.), la VMA moyenne se situe entre 11 et 13 km/h. Une sédentaire est plutôt autour de 8-9,5 km/h, une confirmée en club entre 13,5 et 15,5 km/h. Le volume d’entraînement des 3 dernières années pèse beaucoup plus que l’âge lui-même.
Quelle est la VMA moyenne d’une femme de 50 ans ?
Pour une femme de 50 ans amatrice régulière, la VMA se situe en moyenne entre 10 et 12 km/h. Une compétitrice master tourne plutôt autour de 13-14,5 km/h. À cet âge, la périménopause peut introduire une variabilité importante — le chiffre bouge souvent plus d’un mois à l’autre que chez une femme de 30 ans.
Est-ce que 14 de VMA c’est bien pour une femme ?
Oui, très bien. Une VMA de 14 km/h place une femme dans les 25 % meilleures coureuses amatrices françaises tous âges confondus. Ça autorise un 10 km autour de 50 minutes, un semi-marathon sous 1h50 et un marathon autour de 3h50 avec le volume adéquat.
Quelle VMA pour un 10 km en 50 minutes (femme) ?
Un 10 km en 50 minutes, ça correspond à une allure de 12 km/h. Pour tenir cette allure confortablement, il faut une VMA minimum de 13,5 km/h (tu cours à ~89 % de VMA). Avec 14,5 km/h de VMA, le 10 km en 50 min devient très accessible. Avec 12,5 km/h de VMA, c’est faisable mais dur.
À partir de quel âge la VMA d’une femme commence à baisser ?
Le déclin physiologique démarre vers 30-35 ans, mais reste très lent (environ −0,5 à −1 % par an) jusqu’à la périménopause. La vraie rupture arrive entre 45 et 55 ans avec la chute d’œstrogènes : la perte peut atteindre 1 km/h sur 2-3 ans si on ne s’entraîne pas spécifiquement. Avec du fractionné régulier et du renforcement, on divise cette perte par deux.
La VMA baisse-t-elle pendant les règles ?
Oui, modérément. Les études montrent une baisse de VMA de 3 à 8 % pendant les règles, due à la perte de fer, à la fatigue et aux variations hormonales. L’effet est très variable d’une femme à l’autre : certaines ne ressentent rien, d’autres perdent clairement en performance. L’idéal est de ne pas programmer de test VMA ou de séance dure pendant cette phase.
Combien de temps pour gagner 1 km/h de VMA après une grossesse ?
Après une reprise progressive post-partum (minimum 3 mois, idéalement avec feu vert du sage-femme et périnée rééduqué), on observe en général un gain de 1 km/h en 10 à 14 semaines avec une séance de fractionné hebdomadaire. La plupart des coureuses retrouvent leur VMA d’avant grossesse vers 9 à 12 mois après l’accouchement.
Quelle est la VMA la plus haute jamais mesurée chez une femme ?
Chez les coureuses d’élite mondiale, on observe des VMA entre 20 et 23 km/h. Les marathoniennes africaines de haut niveau comme Tigist Assefa (recordwoman du monde du marathon) seraient autour de 22 km/h. Au-delà, on entre dans le domaine de la génétique d’exception combinée à 10-15 ans d’entraînement professionnel.
Quelle VMA pour une femme footballeuse ?
Une footballeuse amateur a en général une VMA entre 12 et 14,5 km/h. Les pros évoluent entre 14 et 16,5 km/h, les meilleures milieux de terrain et latérales du top mondial peuvent atteindre 17-18 km/h. À titre de comparaison, les hommes pros sont à 16-18 km/h de VMA en moyenne.

Tu connais ta VMA. Maintenant fais-la grimper.

Les tableaux te donnent un repère — mais c’est la progression qui compte. On a construit un guide complet pour améliorer ta VMA avec des plans par niveau, des séances détaillées, et tous les pièges à éviter (dont ceux spécifiques aux femmes).

Lire le guide pour améliorer sa VMA →

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