2017, une année d’accélération. Et tout devient possible…

La période hivernale et le changement d’année invitent à regarder dans le rétro et à préparer l’année suivante. Loin des bonnes résolutions, auxquelles je ne crois nullement, j’ai fixé mes objectifs pour 2018 sur base de mes progrès et envies. 

Version 4

Oser oser

C’est la question que je me posais l’année dernière à cette période. Allais-je oser me lancer le défi d’une course un peu folle. Affronter 42km de course en montage sur la Maxi-Race alors que je n’avais jamais couru ni cette distance et ni en montagne. Le défi était osé. J’ai réussi à maintenir ma motivation lors des 6 mois de préparation intensive et à franchir la ligne d’arrivée. C’est peut-être le plus beau cadeau que je me suis fait de toute ma vie. Décider, agir et réussir. J’ai adoré et j’en ai retiré énormément d’effets positifs. Désormais, je sais que je peux oser oser.

Progrès physiques mais pas que…

La décision de participer à cette course a structuré toute mon année sportive et mon hygiène de vie. Je me suis entraîné dur pendant les 5 premiers mois de l’année et j’ai adapté mon alimentation pour atteindre mon poids sportif optimal (un pur bonheur!). Résultat, des progrès physiques incroyables. En bonus, j’ai aussi gagné en confiance. Se lancer un défi, s’y préparer et le réaliser a clairement un impact sur le mental. C’est comme si le cerveau avait pris confiance en sa capacité à progresser, à être meilleur au fil du temps et donc à se sentir plus fort. Aujourd’hui, la confiance est là. Pour continuer à travailler le physique et devenir encore plus fort mentalement.

Toujours plus proche de la nature

Courir en nature, c’est forcément s’en rapprocher et vouloir la protéger. Pour compléter ma démarche, cette année, j’ai opté pour une alimentation 100% bio et sans viande et nous avons introduit le zéro déchet dans la famille. Il y a encore du travail pour avoir un impact environnemental minimal mais j’y travaille et en retire beaucoup de satisfaction personnelle.

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Objectif n°1: progression durable

C’est mon grand enseignement de ces dernières années. Courir, maigrir, s’alimenter sainement c’est bien. Sur la longueur c’est beaucoup mieux. Pour rester dans cette dynamique positive dans le temps, il faut viser la progressivité. C’est une ligne de conduite que je m’impose. Je vise toujours plus haut tout en veillant à ne pas brûler les étapes et à bien écouter mon corps. J’applique mon credo « Plus fort qu’hier » au quotidien mais pas à n’importe quel prix.

90km en montagne pour mes 5 ans de reprise en main

En juillet prochain, cela fera 5 années que j’ai commencé à courir et à reprendre ma santé en main. Pour célébrer cet anniversaire, je me suis fixé un objectif assez costaud: le 90km du marathon du Mont Blanc (fin juin 2018). Un petite ballade en montagne pour (futur) retraités… La préparation a débuté il y a 2 mois et s’étendra jusque fin juin. Depuis que j’ai obtenu le dossard, j’ai retrouvé une motivation en béton.

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Aujourd’hui, je suis confiant en ma capacité à continuer à progresser sur tous les plans: course, force mentale, alimentation et hygiène de vie de manière générale. La confiance continue à me pousser loin. Très loin. En 2018, ce sera sur le Mont Blanc. Pour la suite, j’ai encore plein de rêves en tête mais j’avance progressivement ;-).

Et vous, avez-vous déjà fait votre bilan 2017?
Avez-vous osé?
Vos progrès physiques sont-ils à la hauteur de vos attentes?
Vous sentez-vous plus proche de la nature?
Avez-vous pensé à vous fixer un objectif majeur pour 2018?

Pourquoi courir booste l’estime de soi?

Au-delà des bienfaits physiques, le sport en général, et le running en particulier, est un véritable booster mental qui peut influencer votre vision du monde et manière de vivre. Voici pourquoi et comment.

Je cours donc j’existe

Vous l’avez probablement déjà remarqué, quand quelqu’un court, cela se sait. Ce sport a la réputation d’être facile d’accès et en même temps sa pratique semble ardue voire inaccessible pour beaucoup. En général, les non coureurs n’y comprennent rien et trouvent ça bien au-delà de leurs forces (on entend souvent « moi, je ne pourrais jamais »)).  Le coureur suscite donc à la fois d’incompréhension mais aussi  un peu d’admiration et parfois même du respect (on entend parfois « quel courage tu as »).IMG_1025

Etre runner, c’est  donc avoir une sorte étiquette, posséder un label distinctif. C’est appartenir à une secte dont seuls les adeptes comprennent l’intérêt et y trouvent de la motivation. Le coureur possède une sorte de signe identitaire qui le rend un peu « unique ». Conséquence, il existe!  Plus on augmente la difficulté ou les distances plus l’identité est forte.

Se dépasser (un peu ou beaucoup)

Courir, c’est aussi apprendre à fournir des efforts. Seul! Voilà ce qui fait la grande particularité de ce sport. On fixe ses objectifs, on s’entraîne, on progresse, on fait des efforts, on se dépasse. Même si on s’entraîne en groupe, on est seul.

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Seul face à soi-même. Vouloir progresser en running, c’est apprendre à s’imposer une certaine rigueur d’entraînement et d’hygiène de vie et aimer fournir des efforts.

Progressivement, le cerveau enregistre les progrès et le travail de dépassement de soi
devient une habitude, une norme. Le mental s’habitue a être confronté à des défis et à les réaliser. Au fil du temps, ce processus stimule la confiance (« si j’ai réussi à courir 10km, pourquoi je ne parviendrais pas à en courir 15 ») et invite à poursuivre les progrès pour se dépasser, encore et encore. Cela devient assez vite un cercle vertueux.

Sentiment de fierté

Résultat des courses, le fait d’avoir une particularité et d’avoir appris à se dépasser génère de la fierté. Sans tomber dans la vantardise, un sentiment de satisfaction personnelle s’installe. Plus on franchit des étapes, plus celui-ci grandit pour installer une sorte de plénitude vertueuse. Ca y est vous êtes durablement fier de vous!

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Je ne dis pas que si vous courez 5km toutes les 3 semaines, vous bénéficierez de ces effets mais si vous vous inscrivez dans une logique de progrès, l’effet bénéfique sera au rendez-vous. Le sentiment d’estime de soi sera rapidement en progrès et un cercle vertueux va s’installer rapidement.

Effet collatéral, le sentiment de confiance en soi ne va pas se limiter au sport. Au contraire, il peut irradier sur plusieurs aspects de votre vie: mental, privé, professionnel, relation de couple… A titre personnel, mes progrès sportifs (en ce compris, la perte de poids et le changement d’hygiène de vie) ont énormément stimulé la confiance en mes capacités et je le ressens à tous les niveaux de ma vie. C’est ce qui explique mon credo « Plus fort qu’hier ».

Et vous, quels effets positifs tirez-vous de vos progrès?

Comment je me prépare pour pouvoir courir 90km sur le Mont Blanc

En apprenant que j’avais obtenu un dossard pour le superbe trail du Marathon du Mont Blanc (version 90km), j’ai d’abord été envahi d’un bonheur intense. L’euphorie aura toutefois été d’assez courte durée. L’inquiétude liée à ma capacité à gérer une préparation assez lourde prenant rapidement le dessus. En effet, je suis peu expérimenté pour courir en montagne et je n’ai jamais couru un telle distance.  Aujourd’hui, la sérénité a repris le dessus et j’ai pu dessiner les objectifs de ma préparation.

Objectif #1 – Ne (surtout) pas se blesser

C’est la crainte principale lors de la préparation de RDV sportifs importants. Se blesser en cours de préparation revient souvent à devoir renoncer. Depuis que je cours, je suis particulièrement attentif aux signaux que mon corps me donne. Je m’astreins à ne rien laisser passer. Dès que je sens que quelque chose commence à ne pas tourner rond (petite douleur, fatigue…), je réagis pour ne pas que ça se dégrade. Jusqu’ici, ça fonctionne assez bien.

Objectif #2 – Gérer mon hygiène de vie

Au cours des 2 dernières années, j’ai perdu beaucoup de poids (> 17kg). Pour attaquer un ultratrail, je vais devoir atteindre mon poids de forme le plus rapidement possible. Il me reste 2,5 kg à perdre. Ca devrait être fait d’ici 2 mois tout au plus.

Le poids de forme est le poids idéal auquel on se sent le mieux en disposant d’un minimum de graisse (oui, il en faut car la graisse est un des carburants du corps) tout en ayant une masse musculaire optimale. Je prépare cela avec l’aide d’un diététicien spécialisé.

Au programme: réduction d’apport calorique, limitation au minimum de la consommation d’alcool et de sucre (ce dernier étant mon grand point faible…) pendant quelques mois avant d’entamer une phase de stabilisation. Et je continue à appliquer mes principes alimentaires de base.

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Objectif #3 – Travailler pour progresser

Le travail physique est bien sûr au centre de la préparation. Il est articulé autour de 4 activités complémentaires:

  • course (3-4 séances/semaine)
  • natation (1x/semaine)
  • musculation/gainage et streching/Pilates (2x/semaine)
  • vélo en salle (1x/semaine)

En terme de planning, nous avons organisé le travail afin d’améliorer ma vitesse de course (la logique est assez simple, plus on court loin pour une même énergie consommée, moins on se fatigue), le cardio et la PPG (muscu, pour faire simple) durant cet hiver. Au début du printemps, on démarre la préparation spécifique pour pouvoir attaquer le Mont Blanc (travail de côte, préparation à l’altitude etc.). J’en reparlerai plus tard.

Quelques courses viendront émailler la préparation dont les Crêtes de Spa (fin mars) et la célèbre Bouillonnante (fin avril) et je ferai un stage de reconnaissance du parcours du Marathon du Mont Blanc fin mai.

Objectif #4 – Gérer la motivation

Aujourd’hui, je suis gonflé à bloc mais je sais qu’au coeur de l’hiver ce sera plus compliqué et que je devrai être attentif à la gestion de mon mental. J’ai mes petites recettes perso pour ça! 8 mois de préparation intense, ça se gère.

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Objectif #5 – Garder le sourire

C’est crucial! A mes yeux tout le travail de préparation doit être aussi agréable que la course elle-même. Comme pour la gestion physique, je suis très attentif à la gestion du plaisir. Je veille à mettre mon credo en application jour après jour: « Plus fort qu’hier » (le plus fort étant physique et mental). Chaque étape franchie est une victoire. Chaque victoire est un plaisir.

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Comment démarrer la course à pied quand on est en surpoids?

C’est une vraie (bonne) question. Quand on est en surpoids, faut-il d’abord maigrir pour ne pas se blesser ou se lancer et courir pour maigrir? Au cours des dernières années, j’ai perdu 17kg et je me suis pas mal interrogé sur le sujet. Je vous partage mon expérience et les enseignements que j’en ai tiré pour commencer à courir en 1, 2 et 3.  Lire la suite