Courir seul, la porte vers la plénitude

Courir, c’est bon pour le corps et la santé, tout le monde le sait. Mais il y a plus. Beaucoup plus. Pratiquer ce beau sport seul libère complètement le cerveau et mène souvent à la plénitude. Voici comment.Avant de commencer à courir, je ne voyais que les inconvénients de ce sport qui me semblait bien ennuyeux. Mais, c’était avant. Depuis, outre les bienfaits pour le corps, j’ai réalisé que courir apporte énormément de choses positives (oui, c’est cela qui m’a donné l’idée du nom du blog). Un des effets les plus forts est l’action puissante que la course a sur l’activité mentale.

Un moment rien qu’à soi

C’est, à mes yeux, un des plus grands aspects positifs du running/trail. La pratique en solo offre des moments précieux lors desquels on se préoccupe uniquement de soi.

La vie moderne nous laisse très peu de moments sans aucune sollicitation. Vous avez déjà compté les heures/minutes sans être dérangé (moi, oui. Et, c’est pas terrible…)? Entre les notifications Facebook, les mails, le téléphone et le fils qui veut absolument savoir où sont ses cartes Pokemon, il ne reste pas grand chose. 

En allant courir seul, on a la quasi certitude de ne pas être dérangé. On est seul avec soi-même pour le meilleur (on a du temps pour s‘occuper de soi) comme pour le plus difficile (j’ai mal aux jambes, je rentre ou je continue?). Quelle que soit la situation, on est seul avec soi-même pour la gérer et ça fait beaucoup de bien.

Harmonie avec la nature

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Un élément clé va aider à sublîmer ce moment solitaire: la nature. Belle et sauvage, elle livre au trailer des surprises en cascade. Les grands espaces comme la montagne sont bien sûr au rendez-vous. Mais, à plus petite échelle, le moindre petit sentier qui croise un rayon de soleil peut subitement devenir un endroit merveilleux. Sans parler des animaux et des odeurs naturelles (bon ok, pas toutes…). En courant longtemps seul en nature, on a progressivement la sensation qu’elle nous accepte. Les petits bruits étranges devienent familiers et une forme d’harmonie s’installe. Ce n’est que le début.

Tête libérée (et très active)

Les premières minutes de course chassent assez vite le quotidien et son sac à dos de petits et grands soucis. Progressivement, la tête se vide (même les problèmes les plus tenaces finissent par s’évanouir) et enclenche un autre processus mental. Celui de la réflexion, de la pensée profonde (et lente). Sur les très longues distances, le cerveau finit par se vider complètement (on ne sait pas si la vitesse est liée à la quantité de neurones…) et se concentre sur l’instant présent: les sensations de course, le paysage etc.. Cet état est parfois décrit comme proche de celui de la méditation. Il tend à faire décoller l’esprit du sol. C’est l’état de plénitude.

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Ressentir la plénitude est loin d’être systématique (en tout cas, pour moi). Il arrive que l’on se sente léger, bien, l’esprit libre mais que le petit « plus » de la plénitude soit manquant. J’imagine qu’il faut la mériter. Elle ne se livre pas à chaque fois et sa recette n’est connue de personne. Il faut continuer à la chercher, encore et encore. Cela la rend encore plus désirable et bénéfique.

Ca vous tente?

2 commentaires

  1. C’est tout à fait ça !
    C’est d’ailleurs très difficile de faire comprendre ça aux « non-coureurs » qui ne comprennent pas pourquoi on a tant besoin de nos sorties.

    Très bel article, merci.

    Aimé par 1 personne

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